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Le rôle des aliments dans le combat contre le cancer

Un cancer débute lorsqu’une cellule commence à se multiplier de manière désordonnée. Cela peut se produire notamment dans la prostate, les poumons, les seins, les voies digestives. Cette cellule se divise de plus en plus, jusqu’à devenir une masse qui envahit les tissus voisins. A un certain stade, certaines cellules cancéreuses se détachent pour se répandre dans d’autres parties du corps. Ce processus est appelé métastase.
Dans les pays occidentaux, un adulte sur trois est frappé par le cancer. C’est une augmentation importante par rapport aux années précédentes et cette situation est sensiblement différente de celle prévalant dans les pays où les habitudes alimentaires occidentales ne se sont pas encore répandues.
L’Institut National (américain) du Cancer a entrepris une étude pour analyser dans quelle proportion le risque d’avoir un cancer est dû aux facteurs génétiques d’une part et aux facteurs qu’il est potentiellement possible de contrôler, comme le tabac, l’alimentation, les rayons X, les radiations, etc. d’autre part. Selon les estimations les plus fiables, 80 à 90% des cancers sont dus aux facteurs environnementaux dans la mesure où ils incluent les habitudes alimentaires et le tabagisme. Trente pour cent des cancers sont dus au tabac, y compris le cancer du poumon, de la bouche, de la gorge, des reins et de la vessie. Davantage encore de cas – de 30 à 60% - sont causés par l’alimentation. Les cancers de la prostate, du sein, des ovaires, de l’utérus, du colon, de l’estomac, et même du poumon, parmi les organes les plus vulnérables, sont liés à des aliments spécifiques qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses. Certains aliments ne sont pas la seule cause des cancers dans ces organes mais, associé
s à une exposition à des produits toxiques, des radiations, à une faiblesse d’ordre génétique, et encore d’autres facteurs, ils y contribuent en grande partie.
Les éléments permettant de déterminer dans quelle mesure les aliments influencent l’apparition et le développement d’un cancer résultent de plusieurs types d’étude. Des chercheurs ont comparé les taux de cancer dans différents pays où les habitudes alimentaires diffèrent beaucoup, comme le Japon et les Etats-Unis. Afin de séparer les facteurs alimentaires de ceux d’origine génétique, ils ont alors entrepris d’étudier l’alimentation des personnes ayant quitté l’Asie pour aller vivre aux Etats-Unis et ayant adopté les habitudes occidentales en matière de nutrition. Ils ont également étudié les régimes alimentaires des malades du cancer et les ont comparés avec ceux d’autres personnes de la même communauté. Il est alors apparu clairement que certains aliments favorisent l’apparition du cancer, alors que certains autres exercent une action protectrice.
Nous pouvons utiliser cette information afin de réduire les inconvénients liés à ces cancers en pleine augmentation. Lorsqu’un cancer a été diagnostiqué, nous avons aussi des informations sur l’action des aliments sur son développement, ce qui est d’une importance vitale lorsque l’objectif de la personne atteinte par la maladie est d’empêcher son retour, de se libérer des douleurs causées, et encore de réduire ses pénibles effets dans la vie de tous les jours. Nous savons toutefois beaucoup mieux comment les aliments aident à prévenir l’apparition d’un cancer que de préciser leur action une fois qu’il a été diagnostiqué; toutefois, une somme considérable d’informations précieuses est disponible dans les deux cas.
Les types de cancer qui sont causés par certains aliments sont ceux qui surviennent dans les organes régis par les hormones sexuelles, soit la prostate, les seins, l’utérus et les ovaires, et ceux qui sont liés à l’absorption de la nourriture, soit l’œsophage, l’estomac, le colon, le foie et le pancréas. Néanmoins, les habitudes alimentaires ont aussi démontré qu’elles exerçaient une influence sur l’apparition d’autres cancers.
Lorsqu’un cancer est diagnostiqué, le patient doit travailler avec son médecin pour mettre au point le meilleur traitement individuel, en y incluant le rôle important de l’alimentation. Tous les médecins ne se sentent pas à l’aise pour informer judicieusement leurs malades au niveau de l’alimentation, étant donné que la plupart n’ont pas reçu une formation dans ce domaine. Dans ce cas ils peuvent leur conseiller de consulter un(e) diététicien(ne), et bien entendu se familiariser avec les concepts contenus dans le présent livre1 afin d’intégrer ces conseils nutritionnels aux autres recommandations.

Dr Neal Barnard

Extrait (et traduit) de son ouvrage «Foods that Fight Pain», chap. 10.

1 « Foods That Fight Pain » (Les aliments qui combattent la douleur), Neal Barnard M.D., Three Rivers Press, New York, N.Y. 10022, USA. 1998, ISBN 0-609-80436-7.



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