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La Banque mondiale encourage la mondialisation de l’industrie de la viande, mais la résistance s’organise

Dans le dernier Végi Info nous vous avions informés du projet de la Banque mondiale de financer la construction d’élevages intensifs de bovins en Chine (voir article ci-contre « Du bœuf pour la Chine ») et de l’action lancée conjointement par plusieurs associations américaines pour protester contre ce projet. Nous nous sommes associés à cette protestation en vous invitant à écrire au directeur de la Banque mondiale. Merci beaucoup à ceux qui ont renvoyé la lettre. Depuis, pas de nouvelles du côté de la Banque mondiale, mais du côté des opposants la pression s’intensifie. Voici un aperçu des dernières actions.

Du fumier déposé devant la Banque Mondiale

L’action la plus spectaculaire a eu lieu à Washington lors de la Conférence ayant réuni le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en avril dernier. Ce sommet a eu droit en guise d’apéritif à 2 tonnes de fumier déposé le 14 avril dernier devant le siège de la Banque mondiale par des membres de PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) pour dénoncer la politique de ces organisations qui promeuvent les élevages intensifs d’animaux dans les pays du tiers monde et pour protester plus particulièrement contre le projet d’élevage de bovins en Chine.

Manifestation des végans et végétariens

Parmi les opposants venus manifester contre la politique du FMI et de la Banque mondiale à Washington se trouvaient de nombreux militants végétariens et végans. Même si elles n’ont été que peu relayées par les médias, les revendications de ces manifestants étaient très claires: le fait de ne pas tuer d’animaux pour se nourrir fait partie intégrante d’une action militante visant à une plus grande justice et à un respect de l’environnement. Leur opposition vise la Banque mondiale, le FMI, et l’Organisation mondiale du Commerce dans la mesure où ces trois organismes constituent selon eux un trio indissociable dont le but est d’accélérer le phénomène d’une globalisation économique entraînant l’oppression des humains, l’exploitation des animaux et une dégradation de l’environnement.

M. le Conseiller Fédéral Pascal Couchepin interpellé

Notre association n’a pas participé aux manifestations aux Etats-Unis mais la représentante du groupe romand de l’ASV a écrit au gouvernement suisse. Réagissant à un reportage télévisé diffusé le 17 avril dernier au cours duquel Monsieur Couchepin affirmait ne pas comprendre les motivations des manifestants venus protester contre la Banque mondiale au Sommet de Washington, nous lui avons exprimé notre point de vue.

« ... Alors que les dégâts causés par les élevages intensifs ne sont plus à prouver, encourager les pays émergents dans cette voie constitue une aberration écologique, éthique et sanitaire. »

Nous avons reçu une réponse de la part du Secrétariat d’Etat à l’économie, signée par M. Oscar Knapp, ambassadeur, dont voici un extrait « …Je suis très sensible au sujet des propos que vous soulevez dans votre lettre. Mes services ainsi que moi personnellement, nous nous engageons à ce que dans la préparation et l’exécution de ses projets, la Banque mondiale procède selon des principes écologiques et de développement durable qu’elle s’est donnée depuis un certain temps déjà. En plus, notre représentation auprès de la Banque est mandatée de veiller à ce que ces principes soient respectés... »

Rapport 1999 de la Banque mondiale: agriculture in- tensive et biotechnologie...

Nous avons pris connaissance avec intérêt du rapport d’activité 1999, en particulier des chapitres concernant l’agriculture et la protection de l’environnement. Nous avons constaté qu’il n’est nulle part fait mention de l’encouragement à la production végétale, même dans les pays menacés de sécheresse. Alors que les buts de la Banque mondiale sont louables en apparence «La Banque est déterminée à aider les pays à lutter contre la famine et la malnutrition», tel n’est pas toujours le cas des moyens pour y parvenir: « Par suite de l’accroissement de la population et de la diminution des superficies cultivables et des sources d’irrigation, les exploitants doivent accroître leur rendement en pratiquant une agriculture intensive ce qui permet d’assurer l’offre alimentaire ». Le terme d’agriculture intensive désigne l’utilisation de « dopant » à la production végétale, emploi massif d’engrais chimiques, pesticides et autres techniques agricoles qui à long terme épuisent les sols. Les effets d’une telle politique, répondent certes aux objectifs des multinationales de l’agro-chimie qui veulent écouler leurs produits au plan mondial, mais n’entrent plus dans le cadre des principes écologiques et de développement durable dont se réclame la Banque. Dans la lignée, on ne s’étonnera donc pas du soutien de la Banque aux cultures de plantes transgéniques, dont les dangers environnementaux ont été dénoncés par la plupart des organisations écologiques. « La biotechnologie offre un autre moyen d’accroître les rendements en permettant de cultiver des surfaces moins importantes. »

Nous avons répondu à M. Knapp en mettant en évidence les contradictions entre les buts écologiques de la Banque mondiale et le financement de projets non écologiques, notamment le soutien à des élevages intensifs de bovins.

Christina Maier



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